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vendredi 23 octobre 2020

Merzbow - Minus Zero



Les fréquences irrationnelles sont des ondes et des tonalités violentes et écrasantes qui transformeront temporairement les auditeurs sensibles en êtres irréfléchis et instinctifs qui manifestent un comportement insensé mais possèdent souvent une ruse prédatrice équivalente à leur intelligence normale. Ces fréquences doivent être extrêmement fortes pour avoir un effet et sont généralement générées par des machines construites sur mesure à cet effet par des technocrates chaotiques, des scientifiques et des sorciers du Multivers.

Bien que les fréquences irrationnelles aient pu être développées comme une arme sonique par les anciens, certains hommes, en particulier ceux qui ont des inclinations chaotiques, se délectent de l'état insensé induit par ces sons et assisteront à des rassemblements secrets afin de s'y exposer. Certains deviennent même accros aux fréquences irrationnelles et de nombreux artistes d'avant-garde comptent secrètement sur l'état induit par ces fréquences pour produire leurs créations bizarres.


jeudi 22 octobre 2020

Artworks - Gary Chalk / Les Edwards

Heroquest, édition japonaise (1991), avec boîte de Les Edwards et cartes de Gary Chalk. Contrairement aux éditions anglaises (américaines et britanniques), cette version mentionne un «RPG» dans le sous-titre.




samedi 10 octobre 2020

Over Arms - Seconde partie - A la recherche de Julien !!!

Ce weekend, nouvelle partie d'Over Arms sur Discord, nous sommes à la recherche d'un certain Julien dans un sorte de complexe industriel abandonné, transformé en laboratoire mystérieux.




 


Nous rencontrons, ou plutôt délivrons d'une cellule où il était retenu prisonnier, un nouveau membre qui rejoint notre fabuleuse équipe de musculeux... Ruyji un Japonais avec une grosse banane qui découvre son Anima, des petits bonhommes qui se multiplient et exécutent tous ses ordres, notamment lui construire une armure avec tout ce qu'ils trouvent, il pense que ce sont des petits Kamis...


Ruyji vu par son joueur

Son Anima "Rammstein" vu par son joueur

Ruyji dans l'une des armures que lui ont fabriqué ses petits "Kamis"


Sinon une petite mise à jour du PJ de Didier et son Anima Artic Monkey qui se visualise plutôt comme ceci :


Didier vu par son joueur

Son Anima "Artic Monkey" vu par son joueur


Quelques vidéos qui sont venues illustrer notre partie :


 

 



Dans une salle d'opérations où sont effectuées des expériences sur des cobayes humains, nos Héros sont attaqués par une sorte de créature de chair, type steak haché vivant. Elle se colle à Jack et commence à le ronger, Ruyji arrive à la décrocher de Jack mais lui arrache toute la peau de la poitrine laissant sa chair à vif, Jack douille sévère mais il est robuste...


Jack pour souvenir...

La créature de chair, type steak haché vivant...

"Ouf !!! Au moins la créature a relâché Jack"


Autre moment épique, un combat dans une arène contre trois autres détenteurs d'Animas, on a tous failli mourir et ça c'est fini sur une victoire de justesse mais bien mal en point. Ci-dessous, à quoi ressemblent approximativement nos trois adversaires :


Un Anima avec un bras tronçonneuse,

Un homme miroir,

Une femme qui génère des ténèbres...


Vous l'avez compris, Over Arms c'est avant tout du bon gros Fun, la suite au prochain épisode...

jeudi 10 septembre 2020

Reflexions diverses sur le Leijiverse et d'autres oeuvres...

Je ne suis pas un fan absolu du Leijiverse de Leiji Matsumoto, mais je trouve malgré tout que celui-ci est assez fascinant , tant dans les interconnections entre les histoires et les personnages que par sa poésie, son romantisme, son esprit chevaleresque... C'est peut-être ce côté très "humain" et le manque d'actions pétaradantes qui m'ont toujours fait l'aimer sans réussir à y plonger pleinement comme par exemple dans des œuvres telles Space Adventure Cobra. Par exemple, Galaxy Express 999, qui en surface est un Space Opera interplanétaire. Une histoire de passage à l'âge adulte à la fois cosmique et fantasque, chaque image regorgeant de mondes imaginaires. Pirates de l'espace, bandits, cow-boys, châteaux volants, soldats cyborg, rapières qui tirent des lasers, et au cœur de celui-ci la découverte de soi d'un garçon. Moins Star Wars et plus comme Le Petit Prince, chaque planète offrant une leçon de vie pour Tetsuro (Teddy en VF). C'est ce sens de l'exploration qui devrait en effet définir le meilleur du Space Opera, après tout, je veux voir les héros voyager dans de nouveaux mondes, pas uniquement des combats contre des extra-terrestres et de grands vilains, mais malgré tout ça coince un peu pour moi.

Tout au long du voyage, Tetsuro est aidé et gêné par des personnages du panthéon de Leiji Matsumoto. Il y a une qualité intemporelle à ces personnages. Dans le contexte du film, ce sont des légendes. Chaque garçon veut être un hors-la-loi célèbre comme le capitaine Harlock. Tous les voyageurs de l'espace connaissent Maetel (Marina en VF). En plus de cela, les personnages se comportent comme s'ils étaient mythiques. La reine Emeraldas est froide et belle, cherchant éternellement son amour perdu. L'ingénieur Tochiro meurt, pour renaître comme un phénix de l'ère spatiale dans l'ordinateur du vaisseau qu'il a construit. La reine Prometheum est chaque reine maléfique de conte de fées incarnée dans un visage cybernétique impartial. Harlock entre dans le récit exactement au moment où il en a besoin, pour sauver Tetsuro de l'intimidation des cow-boys, offrir des platitudes sur la virilité et, enfin, se battre au combat à bord de son bateau pirate, le drapeau Jolly Roger flottant de manière épique, dans le vide de l'espace. Ces personnages entrent dans l'histoire avec des tonnes de trame de fond et aucun effort pour rattraper le spectateur, comme si leurs grands drames étaient sous-jacents non seulement à l'histoire, mais aussi au tissu même de l'anime. En combinant des éléments de romance médiévale, de conte de fées et d'opéra spatial, Matsumoto ne fait rien de moins que de créer un mythe moderne.




Le Leijiverse n'a pas de continuité définie. Sa cohérence est dans les personnages. Les fans d'anime de l'époque connaissent son esthétique. Beaux hommes à la mâchoire carrée avec une mèche de cheveux couvrant un œil. Des femmes de grande taille avec exactement le même visage en forme de cœur et les cheveux longs. Des personnages secondaires avec des traits bosselés, que les fans de Matsumoto qualifient affectueusement de «gens pommes de terre». Il y a un aspect iconique même avec ces personnages chibi, on pourrait au final imaginer que ce sont des nains, partageant l'espace avec des chevaliers et des elfes. Dans chaque histoire du Leijiverse, il y aura un médecin épris de saké, il y aura un chat mignon se promenant, il y aura un vautour pleurant sur les torts du monde.

Pendant ce temps, les histoires entourant ces personnages sont sans cesse réinventées. Vous pouvez essayer de comprendre comment Tochiro peut avoir trois morts différentes. Vous pouvez essayer de créer une chronologie où toutes les races extraterrestres combattues par Harlock peuvent d'une manière ou d'une autre attaquer, conquérir et quitter la Terre dans une succession aussi rapide. Vous pouvez essayer de comprendre pourquoi l'extraterrestre La Miime est le dernier survivant d'une planète dévastée dans la série télévisée, victime du colonialisme dans le film et une jeune fille du Rhin dans l'espace extra-atmosphérique de l'OVA L’Anneau des Nibelungen. Vous allez essayer et vous échouerez. Les histoires et les événements changent de conte en conte.




C'est tout à fait intentionnel de la part de Matsumoto. Peu d'auteurs du genre présentent de multiples continuités dans le cadre de leur vision créative. Le personnage de Batman a été reconstitué pour refléter l'évolution des temps, mais c'est le travail d'équipes créatives distinctes. George Lucas est célèbre pour avoir reconstitué Star Wars, mais chaque nouvelle édition rend les précédentes non-canon. Avec Matsumoto, il n'y a pas de canon. Cela reflète le langage du mythe. Bien qu'il existe de nombreuses histoires, personne ne connaît la véritable origine du capitaine Harlock. La seule certitude est qu'il suivra toujours son code chevaleresque. Les archétypes se rassemblent dans l'univers chimérique de Matsumoto. Prenez, par exemple, sa création la plus célèbre, Harlock. Harlock est en partie héros romantique, en partie fier-à-bras et en partie samouraï. Conçu à l'origine comme un corsaire Français, il fait ses débuts en tant que cow-boy dans le manga western Gun Frontier de 1972 si je ne me trompe. Dans Yamato, il apparaît comme le frère perdu depuis longtemps du héros (un développement qui n'a jamais fait partie de la série télévisée, mais qui a été exploré dans l'adaptation manga de Matsumoto en 1975). Enfin, en 1977, Matsumoto a créé la version définitive du pirate de l'espace: un idéaliste implacable vêtu de noir qui se bat pour la liberté dans son navire The Arcadia . Un an plus tard, la série télévisée Harlock a fait ses débuts.

C'est là que réside l'avantage de multiples continuités. Au lieu d'essayer de se connecter avec ce qui précède, chaque œuvre peut se concentrer carrément sur ses propres thèmes: la nature de l'humanité dans Galaxy Express, suivre vos rêves dans Yamato, lutter pour vos croyances dans Captain Harlock, le compromis de l'honneur dans Space Symphony Maetel. L'épanouissement du Leijiverse à la fin des années 1970 a permis un niveau de rédaction incroyable : des films basés sur des émissions de télévision basées sur des bandes dessinées, des bandes dessinées basées sur des émissions de télévision et, à commencer par l'adaptation américaine de Yamato, un opéra spatial japonais localisé pour les Américains. Chaque réinterprétation offrait une nouvelle façon d'explorer de grands thèmes.

« Space Battleship Yamato, Galaxy Express 999, Captain Harlock, Queen Emeraldas, ces œuvres sont toutes liées les unes aux autres. Tous les ancêtres et descendants des personnages principaux se rencontrent à certains moments. Je les ai construits pour pouvoir assembler toutes les histoires en une seule. Je les écris comme des histoires séparées, mais tous les personnages sont interdépendants. » - Leiji Matsumoto

Inter reliés, mais pas continus. Le seul auteur occidental auquel je pense qui a fait de même est Michael Moorcock, avec ses livres du Champion Eternel. Les multiples versions de Harlock reflètent des incarnations de champions comme Elric et Hawkmoon. Comme Moorcock, Matsumoto se concentre fortement sur la réincarnation. Dans Arcadia of My Youth, Harlock et Tochiro (grâce au pouvoir de la Science) accèdent à une mémoire ancestrale. Apparemment, leurs ancêtres se sont rencontrés et sont devenus amis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces ancêtres leur ressemblent exactement, jusqu'aux cicatrices. La mémoire fait partie intégrante de Harlock acceptant son rôle de combattant de la liberté. Il se rend compte qu'il est plus qu'un homme, alors il revêt le crâne et les os croisés, devenant ce qu'il était censé être. Mais là aussi, j'adore Moorcock mais comme pour Matsumoto, le Multivers me fascine, les personnages, les cultures... mais il y a toujours un moment où ça coince.

Des efforts ont été déployés ces dernières années pour concilier les œuvres du Leijiverse, pour une raison ridicule. Je n'ai jamais compris le désir de transformer la mythologie en récits ordonnés. Nintendo a fait la même chose avec The Legend of Zelda, ignorant le fait que les héros suivants qui se ressemblent, agissent de la même manière et s'appellent tous Link est intrinsèquement irréaliste . Ça n'a aucun sens. Pourtant, ils estimaient que la franchise avait besoin du réalisme d'une chronologie établie. Les créateurs "tordent" l'histoire de cette façon et cela pour que tout se connecte. C'est le bordel. La continuité fonctionne pour les séries avec un récit linéaire, pas les légendes interconnectées qui composent le Leijiverse. Notez aussi que pour Zelda, je ressens le même problème qu'avec Moorcock et Matsumoto, un univers fascinant mais il y a toujours un moment ou ça coince...



dimanche 6 septembre 2020

Over Arms - Première partie, au top !!!

Hier soir, retour au Club pour une partie d'Over Arms. D'un commun avis avec le MJ et les autres joueurs, l'une des meilleures parties que l'on ai joué au Club. Fun à mourir et des fous rires en cascades. Le système est très simple et je pense que j'ai trouvé là ce que je recherchai pour faire jouer des pouvoirs à mes PJ.





Donc on a un personnage "Utilisateur'' assisté par une "Anima'', une représentation de leur psyché interne et de leur état émotionnel qui peut prêter assistance pendant le combat et la vie quotidienne - un concept similaire aux êtres titulaires de la série Persona et aux stands de JoJo, qui sont tous deux de puissantes entités psychiques généralement invoquées pendant les batailles.


On utilise une gamme de dés, de d4 à d12, placés sur les statistiques de chaque personnage et sur les statistiques de l'Anima. Le dé respectif est lancé lorsqu'un défi a lieu. Les joueurs peuvent également dépenser leurs points anima pour créer une jonction, en combinant leurs statistiques d'utilisateur et d'Anima pour lancer deux dés et augmenter leurs chances de succès - bien que les points Anima soient limités, ce qui en fait une décision coûteuse.




Fiche de PJ


Des bonus ou malus sont ajoutés par le MJ sur certaines actions. Hormis quelques éléments supplémentaires qui peuvent influer sur les actions (vice, virtue...) c'est plus ou moins tout. Simple.


Pour les animas, le libre choix est donné aux joueurs et en fonction de celui-ci ils se retrouvent dans une catégorie de possesseurs d'animas (magicien, tank, fighter...) qui met en avant l'utilisation de certaines caractéristiques au moment de l'action.


Et c'est là que le délire commence. Les animas sont visibles uniquement par les autres possesseurs d'animas quand l'utilisateur le déclenche. Nous étions trois joueurs avec trois PJ. L'influence d'animés ou de mangas comme Jojo, Baki, Hokuto No Ken... était sensible car les trois avons opté pour du PJ musculeux. Nous avions Hans, agent spécial du FBI ouvertement gay dont l'anima était un gogo dancer huilé qui était quasiment tout le temps présent en train de se trémousser en musique auprès de son possesseur et qui pouvait rétrécir pour devenir minuscule et intégrer ainsi l'arme à feu utilisée par Hans, afin de, à l'aide d'un coup de pied magistral dans la munition, multiplier la puissance du tir. Jack, un personnage inspiré de loin par Violence Jack de Go Nagai, brute qui vit de combats clandestins orchestrés par la Mafia, il a grandit en forêt et petit son père le faisait déjà affronter des animaux sauvages pour l'endurcir. Il est nature et aime bien se promener à poil, même en ville et ne voit pas le problème. Son anima est un ours, une sorte de peau d'ours plutôt qui l'enveloppe quand il invoque et lui confère la force et la bestialité de l'animal, à part que la plupart des gens voit juste un mec tout nu qui pousse des grognements et cour dans tous les sens. Enfin, Didier un videur de Club qui n'aime pas la violence et est un peu "gentil" comme on dirait. Son anima est un Yeti qui grâce à un souffle glacé peut geler les objets, gens...




Différentes possibilités pour Hans et son anima, après pour savoir qui est qui ???


Jack (qui pour une fois a été obligé de s'habiller pour rentrer en discothèque) et son anima...


Didier (à voir car celui-ci à l'air bien trop intelligent) et son anima...


Donc on a bien joué les personnages à fond, le MJ multipliant les situations un brin absurdes ou exagérées comme on trouve souvent dans les mangas et animés, et prenant régulièrement des pauses de gravures de mode pour déclamer comme il est de tradition dans Jojo. Rigolade garantie.




Pause typique de Jojo...


L'histoire était plus classique, commune de ce type de série, ça aurait tout à fait pu être un épisode de Hunter X Hunter, City Hunter ou autres, et il y avait aussi un petit côté jeu vidéo je trouve, à la Streets of Rage, mais je dis ça car j'ai joué tout l'été à Streets of Rage 4 et j'adore (j'y reviendrai surement dans un prochain Post).




Les héros de Streets of Rage auraient tout à fait leur place dans ce type d'aventure...


Elle commençait bien évidemment à la salle de musculation où l'un des PJ recevait un coup de fil des parents d'un de ses amis qui était dans le coma, en arrivant à l'hôpital, nous remarquions un étrange insecte planté dans son cou mais visible uniquement des possesseurs d'animas. Et là je ne vous raconterai pas tout mais l'aventure nous a baladé d'un Fight Club clandestin nocturne à une discothèque techno hardcore en passant à une course poursuite avec des dealers eux même utilisateurs d'animas pour nous guider jusqu'à un complexe industriel abandonné dissimulant probablement un labo de fabrication de drogue et que nous explorerons lors de la prochaine partie.


On s'est mis de la musique bien pétante pour accompagner les déplacements en voiture de nos trois musculeux dans le vent qui aiment frimer au volant. Il faut visualiser les mêmes que dans la vidéos ci-dessous mais en plus musclés et huilés.





En bref une vrai bonne découverte et une partie comme je les aime, fun avant tout... Nous avons joué dans un cadre contemporain, mais le système peut tout à fait convenir à d'autres univers de jeu, futuristes, anciens... Tout peut être imaginé si on se réfère à des sources Japonaises où souvent les mélanges les plus étranges et improbables sont utilisés.